Infolettre de la CSMB
1er novembre 2018
Penser autrement

Bonne lecture.

Campus laurentien
Mardi dernier, la CSMB a annoncé l’acquisition du site conventuel de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix, sur le boulevard de la Côte-Vertu, à Saint-Laurent, tout près du siège social.

Lorsqu’il sera complété, le Campus laurentien pourrait accueillir jusqu’à 2000 élèves. Cet ajout d’espace contribuera à résorber les dépassements de clientèle qui sont criants à la CSMB et auxquels Saint-Laurent n’échappe pas. Malgré deux nouvelles écoles primaires et une dizaine d’agrandissements, la capacité d’accueil des établissements laurentiens est en effet dépassée dans la quasi-totalité des écoles primaires et secondaire, tellement qu’une vingtaine d’unités mobiles ont été installées sur quatre sites et que des locaux sont loués à la communauté hellénique du Grand Montréal.

L’annonce de l’acquisition s’est faite en présence de représentants de la Congrégation religieuse et de l’arrondissement Saint-Laurent. La CSMB a publié un communiqué de presse à cette occasion.

Et le calme revint
Le service de garde de l’école Enfants-du-Monde sert de projet pilote à une nouvelle application du service HopHop.

Bien des employés des services de garde connaissent cette fonction. En quittant le travail, les parents l’activent, puis sont suivis par GPS. Lorsqu’ils se trouvent à cinq minutes de l’école, le service de garde reçoit un signal sur le iPad de l’accueil, on comprend alors que l’enfant doit se préparer à partir. Afin d'éviter tout malentendu, l’application inclut également la photo des personnes autorisées à venir le chercher. Disons-le, c’est génial. C’est après que ça se gâte.

Lorsqu’elle reçoit le message, la préposée à l’accueil prend son «walkie-talkie» et lance un appel à tous : «Justine Legault, ton père arrive». Quelques minutes plus tard : «François Trudeau, ta mère s’en vient». Et ça n’arrête pas. Dans les locaux où se déroulent les activités, c’est infernal. Caroline Pilon, technicienne au service de garde, et Magalie Michaud, directrice de l’école Enfants-du-Monde, ont discuté de cela avec le représentant de HopHop, lequel a trouvé une solution.

Au printemps 2018, lorsque de vieux téléphones portables de la CSMB étaient sur le point d’être mis à la retraite, Mme Michaud a demandé si elle pouvait en récupérer quelques-uns. En retirant la carte SIM, ils se transforment en minitablette et peuvent recevoir des signaux d’une borne wi-fi (un peu comme une tablette).

La technologie permet à la personne responsable de l’accueil de limiter les échanges sur les radios. Lorsqu’elle reçoit le signal que le parent se trouve à proximité, elle touche l’icône représentant l’enfant et envoie ainsi un signal à l’éducatrice avec laquelle il se trouve. Cette dernière avise le jeune qu’il doit commencer à se préparer, puis touche l’icône pour indiquer qu’il se dirige vers l’accueil. Lorsqu’il arrive, l’employée touche à nouveau l’icône pour informer le parent que fiston est prêt. Le parent se présente à l’école pour le récupérer; d’une dernière touche, la préposée enregistre le départ.

La technicienne précise que l’application est dépendante d’un réseau de bornes suffisamment puissant pour que le signal se rende partout, même à l’extérieur. Pour continuer d’offrir le service si un groupe s’éloigne, par exemple pour aller au parc, le service de garde a conservé un téléphone avec une carte SIM.

Mme Pilon rappelle que le système est en rodage et que cette méthode de travail n’est pas encore légalement reconnue; le service de garde doit donc continuer de prendre les présences et à noter les départs sur papier. Elle et son équipe travaillent en étroite collaboration avec le représentant de l’application pour développer au maximum l’utilisation de la technologie; elles sont convaincues que lorsque le projet pilote sera au point et que les résultats seront concluants, les collègues d’autres écoles souhaiteront obtenir le même service.

Une pratique gagnante
Le Service de la formation professionnelle a été invité à présenter le projet Virage FP lors de la journée «Les pratiques gagnantes des commissions scolaires – Accès à la formation professionnelle».

Depuis deux ans, dans le cadre du projet du Virage FP, un minisalon de la Formation professionnelle, initié par Francine Lebrun, enseignante de 6e année, a été présenté à l’école primaire de la Mosaïque. Dans le cadre de cette activité, ses élèves animent des kiosques où ils présentent à leurs camarades des métiers sur lesquels ils ont réalisé une recherche. «Ce sont des jeunes qui transmettent fièrement à d’autres jeunes leur découverte et leur apprentissage d’un métier de la formation professionnelle; c’est ce qui a séduit le comité organisateur», explique Sylvie Chartrand, directrice de la Formation professionnelle.

Parmi la trentaine de projets proposés à travers le Québec, cette activité a été retenue par le comité organisateur du colloque et présentée avec cinq autres pratiques innovantes.

Cette année, en collaboration avec les services éducatifs, l’activité sera offerte à une plus grande échelle dans le réseau des écoles primaires de la CSMB. La réalisation d’une vidéo ainsi qu’une exposition des productions des élèves s’inscrivent dans le calendrier des nouveaux projets du comité Virage FP en 2019.

La boussole de l’engagement
L’avenir du Monde est entre les mains d’un groupe d’élèves. Leurs décisions auront un impact décisif sur la suite des choses. Telle est la prémisse d’un jeu inventé par l’AVSEC Franck Potwora, avec sa collègue Suzie Bouchard.

«La boussole de l’engagement est un jeu coopératif dédié à la création, en temps réel et de manière autonome, des balises d’un projet d’engagement écocitoyen à saveur sociale, humanitaire, environnementale ou culturelle», explique l’animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC). Chaque partie est unique et le concepteur suggère d’y jouer à plusieurs reprises pour bien s’approprier les thèmes éducatifs (eau, pauvreté, itinérance, environnement, santé, éducation, réalités autochtones, etc.)

Dans le cadre de ce jeu, une classe d’élèves du 3e cycle doit accomplir une mission. Pour y arriver, les jeunes auront recours aux talents de tous : les Humbles devront coordonner les efforts des Curieux, des Audacieux, des Citoyens et des Créatifs. Sauront-ils relever les défis, répondre aux intrigues et bien utiliser le talent de chacun sur les chemins du Monde pour retrouver le Trésor du phare, qui cache le secret de la Boussole de l’engagement?

M. Potwora a déjà testé le jeu auprès d’élèves des écoles Très-Saint-Sacrement et Philippe-Morin et il se réjouit que plus de 80 % d’entre eux l’aient apprécié.

  • Nombre de joueurs : Idéalement de 15 à 20 élèves
  • Durée : La partie «niveau débutant» se déroule sur trois périodes de 60 minutes.
  • Animation : Un adulte assure la logistique des actions des différents comités, mais il s’ingère le moins possible.
  • Lieu : classe et service de garde, si les conditions matérielles sont réunies.

Tout le matériel pour jouer à la Boussole de l’engagement se trouve ici :

Ces enseignants venus de loin (1re partie)
Des universitaires étudient les expériences d’intégration d’enseignants migrants. Joëlle Morrissette, chercheuse à l’Université de Montréal et associée au CIPCD, en discute.

Avec mon collègue Didier Demazière, chercheur au Centre national de la recherche scientifique en France, j’ai mené une recherche auprès des enseignants montréalais issus de l’immigration. Nous nous sommes attardés à ces personnes venues principalement d’Afrique du Nord, d’Europe (France et Europe de l’Est) et d’Afrique de l’Ouest et centrale. Ces enseignants ont souvent plusieurs années d’expérience en enseignement dans leur pays d’origine.

Dans les systèmes éducatifs que les participants à la recherche ont connus, l’enseignant qui réussit est celui qui parvient à avoir une carrière ascendante. Celle-ci est adossée à la «réputation» ou au «prestige» des enseignants, qualités qui dépendent de la réussite de leurs élèves aux concours nationaux et autres prix d’excellence scolaire. Ceci permet d’obtenir des classes de meilleur niveau et plus avancées dans le système éducatif. Et cela permet aussi d’améliorer ses revenus, car les enseignants réputés les meilleurs sont sollicités par des parents pour dispenser des cours particuliers.

Par contraste, dans les établissements québécois, la réussite scolaire des élèves est mesurée à l’échelle des écoles, ce qui nourrit des palmarès d’établissements et non des réputations d’enseignants. Et elle n’est pas récompensée par la rétribution des enseignants, puisqu’en donnant de la visibilité aux établissements, elle est surtout associée aux directions de ceux-ci. Moins qu’un acquis stabilisé, la réussite professionnelle de l’enseignant apparaît au Québec comme un processus exigeant une mobilisation continue. C’est ainsi que les enseignants formés hors Québec rencontrés dans le cadre de cette recherche s’étonnent des nombreuses offres de formation continue mises à leur disposition, des obligations à en suivre, des propositions d’accompagnement offertes par les conseillers pédagogiques, des invitations à développer une réflexion sur leurs pratiques dans le cadre du mandat de supervision pédagogique de la direction, etc.

Ces ressources rencontrent une adhésion limitée, dans la mesure où elles sont interprétées comme le signal d’un déficit de reconnaissance de leur expertise, consacrée pour eux par leur formation initiale. Dans la plupart des pays d’où ils viennent, ils n’ont pas une obligation de développement professionnel tel qu’on l’envisage ici. L’appropriation du modèle professionnel en vigueur au Québec ne va pas de soi, tant la distance avec les modèles des pays d’origine est importante. Ainsi, les enseignants formés à l’étranger rencontrés dans le cadre de cette recherche vivent de grands bouleversements par rapport au sens qu’ils accordent à leur travail; ils doivent littéralement apprendre à en tirer d’autres types de satisfaction, surtout en lien avec la relation de proximité et personnalisée; un type de relation qui est proscrit dans plusieurs des pays d’où ils viennent ! Ils doivent donc passer par un processus de déculturation important.

Joëlle Morrissette

Professeure agrégée à la Faculté des sciences de l'éducation - Département d'administration et fondements de l'éducation de l’Université de Montréal

Deuxième partie le 15 novembre

Le siège social envahi par les fantômes
Pour la troisième fois, le siège social a accueilli des élèves à l’Halloween. Les employés n’ont pas fait les choses à moité et les gamins affichaient tous un sourire rayonnant, même les monstres méchants.

Dans chacun des services, une montagne de friandises accueillait les créatures maléfiques venues de l’école Katimavik. Les chips, chocolats et bonbons étaient offerts par des employés qui, pour plusieurs, étaient eux-mêmes déguisés. Parallèlement se déroulait un concours de confection de monstres dont le jury était constitué par les visiteurs. Ces derniers ont plébiscité le terrifiant humanoïde concu par les conseillers pédagogiques en technologies de l'information et de la communication, le Bureau de l'imputabilité et l'équipe de l'Environnement numérique d'apprentissage (ENA).

Brèves
On parle de nous – Amener ou emmener – 24 heures de Tremblant – Un ministre formé à Monseigneur-Richard – Enquête sur les enfants de la maternelle – Autisme Hebdo – Test de mathématiques en Ontario

On parle de nous

L’émission L’heure du monde de Radio-Canada a présenté un reportage sur le programme de formation professionnelle en extraction de minerai offert en partie par la CSMB.

La Presse raconte la visite d’agents sociocommunautaires venus faire de la prévention à l’école Martin-Bélanger.

Les médias étaient présent à la conférence de presse annonçant l’acquisition du site conventuel de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix à Saint-Laurent. Le 15-18 et le Journal de Montréal ont présenté des reportages là-dessus.

Amener ou emmener?

La différence entre amener et emmener est subtile. On amène une personne avec d’idée de la laisser. On emmène une personne avec l’idée de rester avec elle. Le matin, j’amène mon fils à l’école, mais aujourd’hui il est malade, alors je l’emmène au travail.

24 heures de Tremblant

La CSMB sera de nouveau sur les pentes lors du 24 h Tremblant. Éric Mecteau, enseignant au CFP Léonard-De Vinci, est capitaine de l’équipe. «Le 24 h est avant tout une occasion de faire une réelle différence dans la vie de milliers d’enfants malades ou avec des besoins particuliers.» Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don au nom de l’équipe représentant la CSMB : https://participant.24htremblant.com/fr/node/1960/donate

Un ministre formé à Monseigneur-Richard

Le ministre des Transports, François Bonnardel, est un ancien de Monseigneur-Richard.

Enquête sur les enfants de la maternelle

L’Institut de la statistique du Québec a récemment publié Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2017. Quelque 5000 enseignants y ont participé.

Autisme Hebdo

Les personnes intéressées par les questions liées à l’autisme apprécieront Autisme Hebdo, un magazine en ligne.

Test de mathématiques en Ontario

Le Québec impose un test de français aux jeunes enseignants, l’Ontario songe pour sa part à exiger la réusitte d'un test de mathématiques.

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